vendredi 31 juillet 2009

Où le gouvernement passe, le service public trépasse !

Le gouvernement a adopté aujourd’hui en conseil des ministres, un Projet de loi visant à transformer d’établissement public en Société Anonyme (S.A.)le statut de La Poste , ce qui constitue de fait la première étape vers la privatisation du service public postal.
Toute ouverture du capital, même à 100% de fonds publics au départ, ayant toujours conduit à une privatisation de l’entreprise (France Telecom, EDF ou GDF), La Poste est clairement partie pour subir le même sort.
Les Verts s’inquiètent de la dégradation de la qualité du service public postal qu’entraînera immanquablement ce changement de statut, notamment au regard des missions de La Poste en matière d’accès au service public sur tout le territoire et de respect des délais d’acheminement du courrier.
Nous demandons que la question du statut de La Poste soit soumise à référendum et appelons à participer à la grande consultation populaire dans les mairies qui aura lieu le 3 octobre prochain.

jeudi 30 juillet 2009

Une contribution climat énergie (CCE) plutôt timorée

Le rapport sur la Contribution Climat-Energie (CCE, appelée aussi taxe carbone) remis hier par Michel Rocard au gouvernement représente « un petit pas dans la bonne direction » mais manque totalement d’ambition compte tenu de l’urgence climatique et sociale.

Pour être vraiment efficace, cette contribution climat énergie devrait :
* s’appliquer aussi à l’électricité et pas seulement aux énergies fossiles, afin de prendre en compte les émissions induites par le chauffage électrique lors des pointes hivernales,
* prendre en compte l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre de tous les secteurs économiques et particulièrement celles de l’agriculture (près de 20% de l’ensemble des émissions).

A l’heure où le scepticisme et l’inquiétude de nos concitoyens restent de mise quant à la mise en œuvre de ce projet, les VERTS insistent pour que cette contribution soit mise en place dans un souci de justice sociale ; l’objectif étant de répondre aux enjeux du changement climatique et non pas de « punir » les plus modestes.
En conséquence, les VERTS soutiennent l’idée d’un « chèque vert », sous conditions de ressources, affecté à des produits et services qui contribuent à la baisse des émissions, par exemple : alimentation bio et équitable ou de proximité (type AMAP), solutions de chauffage écologiques, transports écologiques…

dimanche 26 juillet 2009

Et si les citoyens montluçonnais s’emparaient du sort de leurs déchets ?

Daniel Dugléry vient d’instaurer une commission chargée d’étudier des perspectives de traitement des déchets ménagers du bassin montluçonnais, ce qui a priori ne pourrait que nous réjouir. Il convient néanmoins de relativiser tout enthousiasme.
1) La communauté d’agglomération dispose déjà d’une commission ‘valorisation des ordures ménagères’ affublée d’un président et d’un vice-président.
2) Le SICTOM dispose déjà d’une commission ‘prospectives’, dont le président siège également à la communauté d’agglo.

Donc, si les commissions ayant pour mission de réfléchir au traitement des déchets ménagers du bassin existent déjà, pourquoi en créer une troisième avec quasiment les mêmes personnes ?
Pour quelles raisons cette troisième commission fonctionnerait-elle mieux que les deux précédentes ?
Nous aurions trouvé légitime que cette commission comprenne également :
• des représentants d’associations locales, environnementales et de consommateurs
• des représentants de la CCI pour les Déchets Industriels Banals,
• des représentants du Conseil Général de l’Allier en charge du plan départemental.

Par ailleurs, cette commission ne pourra pas travailler sans moyens humains, techniques, administratifs, financiers, sans un balisage et des missions précises, une feuille de route, un calendrier, et un pilote. Qui définit tout cela : le préfet puisque l’idée semble venir de lui ?

Pour l’instant, tout est flou.

Par contre, ce qui n’est pas flou du tout pour le citoyen, c’est qu’actuellement sa facture ‘ordures ménagères’ augmente alors que le service diminue.

C’est pourquoi nous proposons que ce soit les citoyens qui s’emparent de ce sujet via une conférence citoyenne.

Les conférences citoyennes représentent une manière nouvelle et originale de concevoir le débat démocratique, entre experts et citoyens, à partir d'une évaluation scientifique, économique, sociale et politique des questions qui peuvent émerger dans le domaine choisi. Et ces questions s’avèrent particulièrement nombreuses dans le domaine particulier des déchets.
Elles se déroulent typiquement en quatre étapes :
• La première étape, de préparation, consiste à composer deux panels : l'un d'experts, l'autre de citoyens. Le panel des citoyens est formé de dix à quinze personnes environ, d'âge, de formation et de métier très divers. Quant au panel des experts, il rassemble une quinzaine de spécialistes des différents domaines abordés lors de la conférence.
• La deuxième phase s'articule autour de plusieurs séances de formation. À chacune de ces séances, un ou deux experts sont invités à présenter un aspect particulier du problème posé : ce que l'on sait, les perspectives à court, moyen et long terme, et surtout les incertitudes actuelles, que ce soit dans le domaine scientifique et technique, ou économique et politique.
• La troisième étape, publique, met en présence pour un débat contradictoire, le panel des citoyens, celui des experts et le grand public.
• Enfin le quatrième épisode prend la forme d'un mémoire de propositions de la part du panel des citoyens. Ce document est destiné, simplement, à faire entendre une voix citoyenne dans un débat de fond trop confiné, voire à éclairer les responsables territoriaux dans leurs choix politiques.

Paris a organisé une conférence citoyenne sur le thème « ondes et santé », qui a rendu ses conclusions le mois dernier.

Nous proposons que Montluçon organise à son tour une conférence citoyenne sur le traitement de ses ordures ménagères et les Verts sont prêts à prendre toute leur place dans son organisation.

mardi 21 juillet 2009

Voltalis : de la peinture verte pour masquer la mauvaise foi !

L’article ci-dessous en page nationale de Centre-France de dimanche dernier est un parfait chef d’œuvre de communication d’entreprise bien orchestrée, sous couvert d’écologie, lorsque les journalistes oublient de vérifier leurs informations.



D’après l’article, le gentil Voltalis écolo qui fait faire des économies d’électricité au consommateur avec son boitier gratuit doit se battre contre le méchant EDF, pourfendeur d’économies d’énergie qui lui font perdre de l’argent.
Or, les opérateurs d’effacement diffus tels Voltalis, le premier d’entre eux, ne sont nullement présents sur le marché de l'électricité pour faire faire des économies à Monsieur Ecolo, mais uniquement pour être en capacité de baisser la consommation de celui-ci au moment où l’excédent ainsi dégagé pourra être revendu à prix fort à RTE.
Il ne s’agit par ailleurs nullement d’une taxe subitement demandée par EDF à Voltalis, mais d’un juste paiement (que semble découvrir Voltalis mais qui figure dans le contrat de départ) de l’électricité qui a bien été produite par EDF, mais qui n’a pas été consommée par ses clients à qui elle était destinée au départ et qu’EDF ne peut donc pas facturer, vu qu’ils en ont été délestés par Vitalis.

Les Verts n’ont pas pour habitude de voler au secours d’EDF, grand promoteur de chauffage électrique et de nucléaire, mais il nous semble juste de rétablir la vérité.
Une chose est sure : ni Voltalis, ni EDF ne se préoccupent réellement des économies d’énergie faites par le consommateur en amont, mais chacun cherche au contraire à réaliser le profit maximum.