lundi 13 février 2012

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel : le divorce ?

Alors que la presse fait toujours ses unes sur la subite idylle entre la Chancelière allemande et le Président de la République française, Nicolas Sarkozy vient de brutalement tourner le dos au modèle allemand.

Nicolas Sarkozy a qualifié à Fessenheim, lors d’une visite sur le site de la plus vieille des centrales nucléaires françaises, de « folie » ou de « politicaille » la transition énergétique destinée à sortir à terme de la dépendance à l’industrie nucléaire.

Ce choix est pourtant celui, réfléchi, effectué par l’Allemagne d’Angela Merkel, dont Nicolas Sarkozy vantait encore lundi soir dernier tous les mérites.

Europe Écologie-Les Verts s’interroge :

Nicolas Sarkozy qualifierait-il devant Angela Merkel, de « folie » ou de mesure « politicienne », la création par les allemands de plus de 350.000 emplois dans les énergies renouvelables et le développement d’une grande filière industrielle ?

Nicolas Sarkozy qualifie-t-il de « fous » les Japonais qui, après le drame de Fukushima, ne maintiennent en activité que 6 réacteurs nucléaires sur les 54 que compte ce pays, qui pourtant continue à vivre et à produire ?

Nicolas Sarkozy qualifierait –il de « politicaille » celles et ceux qui rappelleraient aux Françaises et aux Français que le 8 février 2012, la France a dû importer pour 38 millions d’euros d’électricité et que notre pays consomme à lui seul la moitié de la surproduction électrique européenne ?

Nicolas Sarkozy qualifierait-il de « fous » ceux qui rappellent que la centrale de Fessenheim est construite sur une faille sismique et sur l’une des plus importantes réserves d’eau douce européenne ?

Faut-il être « politicien » pour ne pas céder à la démagogie, ni mentir aux salariés de l’industrie nucléaire en osant dire que c’est en anticipant et en accompagnant la transition énergétique, que leurs emplois seront à terme préservés et valorisés ?


EELV attend avec impatience la publication des bans du futur premier meeting commun pour savoir qui des charmes de l’atome ou de ceux d’une filière industrielle du XXIème siècle l’emportera dans le cœur du candidat.

jeudi 9 février 2012

Du Président au candidat Sarkozy : à droite toute !

Nicolas Sarkozy, candidat putatif à sa propre succession, envisage dans un entretien au figaro magazine d’avoir recours au référendum pour faire passer quelques dernières réformes.

S’appuyant sur un nouveau triptyque « travail, responsabilité, autorité » - peut-être la devise de la prochaine République - il propose que la juridiction administrative soit dorénavant «seule compétente en matière d'immigration».

Indiquant vouloir « réformer les prestations accordées aux demandeurs de droit d'asile », le président candidat explique également dans cette interview son opposition au mariage homosexuel.

Alors que les préoccupations des Français sont plus que jamais liées à l’emploi, à la précarité, à l’éducation ou encore à la santé, domaine dans lequel il a très lourdement échoué, le président candidat préfère stigmatiser des catégories de la population : chômeurs, demandeurs d’asile, ou encore homosexuels, tout en instrumentalisant le référendum à des fins bassement populistes. Le Front National ne s’y est d’ailleurs pas trompé, en dénonçant tout de suite une tentative de récupération.

Diviser les Français et jeter à la vindicte populaire les populations précaires, premières victimes de la crise économique et financière, va à l’encontre d’une des valeurs fondamentales de la République française : la solidarité. Plus que jamais notre pays mérite mieux que cela.

Pour EELV, cette fuite en avant traduit une certaine forme de panique au plus haut sommet de l’Etat. Le président ne sait plus comment faire pour remonter dans les sondages avant d’annoncer sa candidature.

Qu’il se décide enfin et la démocratie tranchera!

lundi 6 février 2012

IUT versus universités : loi non appliquée et relations tendues

Depuis la loi Liberté et Responsabilité des Universités (LRU), et contrairement au statut dérogatoire des Instituts Universitaires de Technologie (IUT) inscrit dans cette loi, le budget des 115 IUT français est désormais « noyé » dans celui de leur université qui 'oublie' d'appliquer la dérogation. Auparavant, les IUT, bénéficiaient d'une autonomie complète de gestion, recevant crédits et postes fléchés directement du ministère de l'Enseignement Supérieur et disposant à leur convenance de leurs propres ressources issues notamment de la taxe d’apprentissage et de la formation continue.
Ce régime particulier est justifié par la spécificité de leur mission consistant à dispenser des formations à finalité professionnelle, induisant un investissement lourd et régulier en banc de travaux pratiques technologiques de pointe, et offrant un maillage du territoire, parfois imparfait, mais qui leur permettait de s’inscrire dans le projet économique d’une région et d’accueillir des étudiants de proximité. Pour exemple, l'IUT de Montluçon fixe, avec son personnel et ses étudiants, une population d'environ 1000 personnes qui participent à la vie locale et à la qualification de la main d'oeuvre du territoire.
Le diplôme national (DUT) est clairement menacé, puisque selon le bon vouloir de leur président d'université, les IUT n'auront plus les mêmes moyens humains et financiers pour assurer leur 1600 à 1800h d'enseignement sur 2 ans, dont un tiers devant être assuré par des professionnels.
Que constate-t-on depuis la LRU ?
* un tiers des IUT a subi une baisse de dotation budgétaire,
* une partie (4 à 25%) de la taxe d’apprentissage collectée est prélevée par l'université
* les contrats d'objectifs et de moyens (COM) entre universités et IUT qui permettraient une visibilité budgétaire pluriannuelle sont quasiment inexistants, et le budget doit être renégocié tous les ans.
A Montluçon, sans l'énergie combative de notre directrice de l'IUT, seuls 80% du budget de l'IUT étaient garantis par l'université Blaise Pascal ! Donc, mathématiquement, un programme amputé d'une partie des heures complémentaires assurées par les vacataires professionnels !

Pour soutenir tous les IUT dont celui de notre ville et garantir à un étudiant de Montluçon d'obtenir le même diplôme national qu'à Toulouse ou Orléans, nous vous invitons à signer la pétition sur le site :
http://www.iutenjeu.fr/soutenir-les-iut-en-signant-la-petition/

mardi 31 janvier 2012

Un rapport électro(per)cutant...

Le rapport de la Cour des Comptes publié aujourd'hui sur le coût réel de la filière électronucléaire tord enfin le cou au mythe du nucléaire bon marché.

Dans les 50 €/MWh calculés dans le rapport, ne sont pris en compte ni la recherche publique, ni l'assurance en cas d'accident majeur, ni Superphénix, ni les anciens réacteurs graphite-gaz, ce qui commence quand même à faire beaucoup.
Qui plus est, la Cour des Comptes souligne son incapacité à chiffrer et le coût du démantèlement des centrales, et le stockage des déchets radioactifs, et le coût des travaux de sécurité post-Fukushima.
En résumé, la super-industrie de pointe qu'on cherche à vendre partout à grands coups de cocoricos cumule le triple avantage d'être dangereuse, chère et pilotée par des irresponsables financiers qui naviguent à vue.

Nous l'avons toujours dit, maintenant c'est carrément officiel ... et on a perdu 40 ans sur les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables.

jeudi 26 janvier 2012

Expertise économique du programme : à qui le tour ?

Le programme d'Europe-Ecologie les Verts vient d'être analysé par 4 économistes de l'OFCE. Verdict sans appel : les mesures budgétaires proposées par EELV (réorientation de la fiscalité vers la fiscalité environnementale, avec l'instauration d'une contribution climat-énergie, augmentation des dépenses d'investissements publics, notamment dans les filières vertes et la construction de logements neufs, relèvement des prélèvements obligatoires sur les hauts salaires et les revenus du capital) constitue(raie)nt un modèle efficace pour sortir de la crise.
L'instauration d'un "budget vert" permettrait la création de 400 000 emplois supplémentaires et une baisse du taux de chômage à 8,3 % à l'horizon 2015.

Le programme écologique est le meilleur pour le social, pour l'économie et pour la planète. Nous le savions, c'est maintenant démontré.

Alors à qui le tour maintenant ? Quel autre candidat que Eva Joly, la candidate des solutions nouvelles et de la transformation écologique, aura ce courage jusqu'alors inédit de faire analyser son programme ?

lundi 16 janvier 2012

Le nucléaire entre ignorance toxique et indifférence toxique

Une récente étude produite par l’INSERM avec l’IRSN a signalé un doublement de la fréquence des cancers du sang chez les enfants et adolescents habitant à moins de 5 km de l’une des 19 centrales nucléaires françaises.
...
Cette mise en exergue de l’association entre la fréquence des leucémies infantiles et la proximité d’une centrale nucléaire ne met pas pour autant en évidence les facteurs pouvant expliquer plus précisément le lien ainsi établi...
Les causes environnementales apparaissent de manière croissante comme prédominantes dans la survenue des leucémies mais plus largement des cancers dans leur ensemble.

Le registre des cancers a pour vocation de développer les études approfondies sur les facteurs de risque de survenue de cancer et donc d’asseoir la mise en place de politique de prévention.
Dans le cadre de ce registre, la recherche dans les domaines de la santé environnementale et au travail doit se développer en incorporant les salariés directs ou indirects intervenant au sein des centrales nucléaires.

Communiqué d'EELV Pas-de-Calais

vendredi 13 janvier 2012

Sarko et la stratégie d'enfumage pour l'emploi des jeunes

" En décrétant que la jeunesse devient une cause nationale à 100 jours de la présidentielle, Monsieur Sarkozy dévoile un peu plus sa stratégie d'enfumage à des seules fins électoralistes.

Il semble ne s'intéresser à la jeunesse que pour créer des effets d'aubaine pour les entreprises à travers des exonérations de charges tous azimuts. Il ne remédie en rien à la précarisation des contrats qui hypothèque toujours plus l'avenir des jeunes de ce pays.

Il est temps de faire confiance à la jeunesse et de revaloriser l'éducation et la formation pour tous. Nous, les écologistes, défendons une allocation d'autonomie pour tous les jeunes sans conditions de ressources des parents, comme aide à la formation ou à l'insertion professionnelle.

La jeunesse ne doit pas être la variable d'ajustement sur le marché du travail. En garantissant des contrats stables, nous mettrons un terme au développement de la précarité qui est devenue un véritable bizutage social pour les nouvelles générations.
"


Karima Delli, députée européenne EELV et membre de l'équipe de campagne d'Eva Joly en charge de la jeunesse,