dimanche 20 mars 2011

NUCLÉAIRE : NON MERCI !

Titre en version japonaise


Des centaines de travailleurs japonais sacrifient actuellement leur vie pour tenter d’éviter que le pire ne se produise.

Le nucléaire ne sera jamais une énergie propre, ni sûre, ni à même de répondre au défi majeur du changement climatique. Il soumet les populations et les travailleurs à des risques insensés, d’un bout à l’autre de la filière, surtout lorsqu'on décide de prolonger la durée de fonctionnement de centrales vieillottes.

En France, la politique énergétique a toujours échappé au débat démocratique, et plus particulièrement le développement de la filière électronucléaire. Les décisions sont prises au plus haut niveau de l'État, sans que les citoyens ne soient jamais consultés, alors que cette question concerne pourtant l’avenir de la population tout entière, française et mondiale.
Pour faire face à la pénurie croissante des ressources fossiles, aux risques inacceptables du nucléaire, et à la nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, les solutions alternatives existent, aujourd’hui. Elles s'appuient sur la réduction de nos consommations, par la sobriété et l'efficacité énergétique, et sur le développement des énergies renouvelables.

Le Président Sarkozy a annoncé que la France devait tirer les conséquences de l'accident japonais. Nous prenons aujourd'hui sa déclaration au mot.
NUCLÉAIRE : NOUS VOULONS EN SORTIR LE PLUS VITE POSSIBLE en associant tous les citoyens aux modalités de sortie.

Nous voulons :
* L’arrêt de tous les projets électronucléaires en cours (EPR de Flamanville, ligne THT Cotentin-Maine, EPR de Penly, ITER, Bure et projets de centres de stockage des déchets nucléaires issus de la filière électronucléaire...)
* Le renoncement à la prolongation de l’exploitation des réacteurs ayant atteint ou dépassé les 30 ans de fonctionnement
* L’arrêt complet de tous les projets portés à l'étranger par l'industrie nucléaire français
La situation au Japon exige de ne pas se taire sur le drame que ce pays subit et sur la menace permanente que l’industrie nucléaire fait peser sur les peuples, au Japon comme en France.

Nous soutenons de tout coeur le peuple japonais.

Die-in de soutien mercredi dernier avenue Max Dormoy

mardi 15 mars 2011

Actifs aujourd'hui pour ne pas être radioactifs demain !


Le mercredi 16 mars à 13h Place Piquand à Montluçon, Europe Ecologie Les Verts et un collectif de citoyens contre le nucléaire organisent un "die-in". Les participants s'allongeront sur le sol en silence pendant une minute en solidarité avec le peuple japonais et pour demander un referendum sur la sortie programmée du nucléaire en France.
    Oui la catastrophe nucléaire japonaise nous interpelle et devrait interpeller tous les politiques français, les interroger sur notre politique énergétique et sur l’insécurité générée par le tout-nucléaire.
    On a beau être à des milliers de kilomètres, il y a de nombreuses similitudes entre la situation japonaise et celle de la France :
* le MOX du 3ème réacteur de la centrale Fukushima vient de France
* nombre de nos réacteurs sont construits sur des zones inondables et sismiques (notamment la centrale de Fessenheim) comme celle de Fukushima ;
* comme le 1er réacteur de Fukushima, la centrale de Fessenheim a dépassé la durée de vie pour laquelle elle était construite ;
* comme au Japon, nos centrales nucléaires sont sujettes à de fréquentes anomalies et nos systèmes de refroidissement sont défaillants.
    Ce n’est pas nous qui le disons, mais l’Autorité de Sûreté du Nucléaire qui rappelait le 7 février dernier, à propos de 34 de nos réacteurs : « En situation accidentelle, pour certaines tailles de brèches du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à  haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur.»


 
    Non, l’indécence n’est pas du côté des écologistes qui n’ont pas attendu l’accident de Fukushima pour alerter. Elle est du côté de ceux qui, à chaque accident, nous rejouent la partition « cela ne nous concerne pas ».
Donnons enfin à la population tous les éléments d’information par des organismes indépendants, et donnons-lui ainsi l’occasion de s’exprimer enfin sur cette question simple : « Nucléaire, stop ou encore ? ».
Rejoignez-nous demain place Piquand, vêtu de blanc de préférence

samedi 12 mars 2011

Le journaliste bourbonnais et les agriculteurs d'Europe centrale

A Montluçon, l'air que nous respirons est sous surveillance. Dimanche, de fines particules l'ont attaqué.
Des épandages d'engrais en Europe de l'Est et du Nord seraient en partie responsables...


Voici le gros titre de la Montagne du 8 mars. Que ne faut-il pas faire pour attirer le chaland ?

Ainsi donc, pendant que nous dormions tranquillement du sommeil du juste, un bataillon de particules mercenaires, armées par ces enfoirés d'agriculteurs d'Europe de l'Est et du Nord, seraient venues nous attaquer subrepticement, sans que nous y soyons pour quoi que ce soit.

Le communiqué du site d'Atmo Auvergne est pourtant limpide.

L'épisode de pollution aux particules ayant débuté le dimanche 6 mars à 14h à Montluçon s'est terminé dans la journée du 7 mars. Les concentrations maximales en particules en suspension enregistrées durant cette période ont atteint 83 µg/m3, en moyenne sur 24 heures, sur la station de mesure de Montluçon Centre.
L'accumulation des particules, émises par le chauffage résidentiel et la circulation automobile, a été favorisée par des conditions météorologiques peu dispersives.


Certes, on a retrouvé des traces d'engrais d'Europe de l'Est et du Nord un peu partout en France, mais avant de tirer sur les autres, commençons par admettre que la pollution atmosphérique est due à notre propre comportement et notre addiction à la voiture !!


Au secours, Pellerin revient, préparez les pastilles d'iode !

A la suite de la nouvelle de l'explosion nucléaire de Fukushima, notre ami Michel Durand, militant écologiste infatigable de Gannat, nous envoyait le message suivant :

Nul doute que nous aurons, dans les prochaines heures, un "professeur Pellerin du XXIe siècle" qui annoncera que "le nuage de Fukushima n'a pas dépassé le fleuve Amour" !!!


 
Effectivement, une heure après, le professeur Nimb... Pellerin du XXIe siècle, prenait la parole. Il se nomme André-Claude LACOSTE. Il est Président de l'Autorité française de Sûreté Nucléaire et a déclaré sans rire : "Il semble que la direction des vents éloigne pour le moment une éventuelle pollution vers le Pacifique."


Nous voilà tous rassurés, non ?

Japon : 2ème plus grave accident de l’histoire du nucléaire après Tchernobyl

Europe Ecologie Les Verts apporte tout son soutien aux victimes du séisme et du tsunami qui ont dévasté les côtes du nord est du Japon.
Nous sommes toutes et tous sous le choc de l’accident nucléaire en cours qui vient dramatiquement aggraver la situation.
Suite au séisme et au tsunami, les réacteurs concernés se sont arrêtés automatiquement. Sur le réacteur de Fukushima Daiichi 1, le système de refroidissement de secours ne s'est pas enclenché provoquant une difficulté à refroidir le réacteur et une surpression majeure.
Les  autorités ont fait évacuer une zone de 3 km puis 10 km autour de la centrale et ordonnent maintenant le confinement dans une zone encore plus large.
Une explosion probablement d’hydrogène s’est produite entraînant l’effondrement du toit et des murs. Le réacteur serait partiellement en fusion. Cet accident illustre dramatiquement ce qui se passe quand les circuits de secours ne marchent pas en cas de panne d'électricité.
Ce n'est pas le séisme qui a engendré directement l'accident mais bien un dysfonctionnement du circuit de refroidissement de secours.
Le Japon est un pays extrêmement bien préparé au risque sismique et nucléaire mais l’accident majeur qui le frappe aujourd’hui nous rappelle qu’il est impossible de garantir un risque zéro. 
Il souligne la gravité du manquement à la sûreté sur les 34 réacteurs français pour lesquels l'ASN a déclaré le 7 février un incident avec cette phrase particulièrement inquiétante : « En situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur. »
Les défaillances des groupes électrogènes de secours relevées quelques semaines après sont aussi préoccupantes.
Nous demandons que les leçons de l’accident de Fuckushima soient immédiatement tirées et que les réacteurs français pour lesquels le système d’injection de sécurité est incertain soient arrêtés par principe de précaution et responsabilité.

vendredi 11 mars 2011

Fessenheim : la doyenne mérite de prendre sa retraite !

Le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté le 9 mars la demande de fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim formulée par l’Association trinationale de protection nucléaire (ATPN), qui regroupe des collectivités, des associations et des particuliers de Suisse, d’Allemagne et de France.

Avec l’ATPN, le réseau Sortir du nucléaire et bon nombre d’autres acteurs, nous réclamons la fermeture de la centrale de Fessenheim, seule façon d’éviter un drame avant qu'il ne soit trop tard.

Fessenheim, après 33 ans d’exploitation, est la plus ancienne et la plus vétuste centrale nucléaire française. On se rappelle tous l'été 2003 et l'arrosage du réacteur pour que celui-ci ne dépasse pas les 50°C à l'intérieur. Ses rejets sont au-delà des seuils autorisés par la loi sur l’eau. Les alertes de sûreté se multiplient. L’exploitant lui-même, EDF, reconnaît des défaillances concernant la sécurité des réacteurs.
 
La centrale, ces dernières années, a connu de longues et nombreuses périodes d’arrêt qui montrent bien à quel point l’Alsace et les régions voisines peuvent s’en passer !
La fermeture définitive de Fessenheim serait justement l’occasion de faire converger emploi et environnement et de marquer une volonté de reconversion écologique de l’économie en inaugurant une véritable filière du démantèlement de centrales, génératrice d’emplois qualifiés et non délocalisables, porteuse de savoir-faire prometteurs et exportables.
Encore une occasion loupée, ou du moins ajournée avant qu'on gagne en appel ?

dimanche 6 mars 2011

Fiscalité du patrimoine : la France des rentiers de M. Sarkozy !

François Baroin propose d’alléger l’ISF.
C'est aux 300 000 Français dont le patrimoine est compris entre 790 000 euros et 1,3 million d’euros que le ministre fait un cadeau, en piquant probablement les 1,5 milliards nécessaires dans la poche des contribuables les moins aisés.
La proposition de M. Baroin est scandaleuse, enrichissant les plus riches par une fiscalité sur les revenus du capital (dividendes, intérêts, plus values mobilières) très inférieure à celle des revenus du travail.
Le gouvernement Sarkozy fait le choix très clair de privilégier la France des héritiers et des rentiers plutôt que la France des salariés et des entrepreneurs.

jeudi 3 mars 2011

De l'eau dans le gaz !

Ce n'est malheureusement pas un poisson d'avril : +5 % du prix du gaz annoncé par le gouvernement pour le 1er avril, après une augmentation de 20 % en un an. Les prix du carburant caracolent au plus haut.
Le gaz comme le pétrole vont se raréfier contrairement à la demande avec le développement légitime des pays émergents. Mécaniquement, le prix des énergies fossiles va croître considérablement et durablement.
Les mesurettes proposées aujourd’hui par Eric Besson pour faire passer la pilule d'une nouvelle augmentation – prime à la casse des chaudières, rabais social - sont dérisoires face aux défis à relever.
Une fois de plus, ce sont les petits consommateurs qui trinquent en payant cash l'incompétence et la lâcheté des gouvernements successifs en matière de politique énergétique. En face, les actionnaires de l'entreprise GDF-Suez aujourd'hui privatisée, eux, se frottent les mains : les affaires reprennent !

mercredi 2 mars 2011

On brade à l'hôtel de ville !

Les soldes d'hiver des commerçants étant terminées, la municipalité continue la valse des prix à son compte en bradant le patrimoine municipal.
Les prix défient toute concurrence. L'estimation des Domaines a baissé très curieusement de 20% entre la commission finances et le conseil municipal. Les annonces ont été limitées au très très strict minimum et certaines délibérations arrivent au dernier moment sans examen préalable par les commissions compétentes aménagement urbain ou finances.
A vendre demain : un passage couvert, une parcelle de 1113 m², une maison de 280 m², une piscine couverte de 3439 m² et un abattoir bovin !