mercredi 24 novembre 2010

Liberté de création, liberté d’expression, droit à l’information

Europe Ecologie - Les Verts s'indigne de la revendication du CRIF de vouloir censurer l'exposition des oeuvres du photographe Kai Wiedenhöfer, Lauréat du prix de photojournalisme attribué par Carmignac Gestion.


Reporter Sans Frontière comme la Ligue des Droits de l'Homme ont décrit à  plusieurs reprises les difficultés que connaissent les photojournalistes pour témoigner du conflit israélo-palestinien, accusés de part et d'autre de manipuler l'opinion.

Exposées au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, ces photographies, témoignant du conflit sur la période 1999-2010, ont été la cible d'une action visant à les détruire dimanche après-midi, par quelques extrémistes, contraignant la direction du musée à fermer temporairement l'exposition.

Depuis mardi, l’exposition est de nouveau ouverte au public, jusqu'au 5 décembre, et connait une affluence importante.

Au nom du droit de l’information, de la liberté d’expression et au nom de la défense des créateurs, nous nous en réjouissons.

lundi 22 novembre 2010

Après les anti-vaccins FCO à Montluçon, les anti-OGM sont attaqués à Caen !

Gilles-Eric Séralini, professeur à l'Université de Caen spécialisé dans l'étude des effets des pesticides et des OGM sur la santé, et Président du conseil scientifique du CRIIGEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique), fait l'objet d'une campagne de dénigrement depuis la publication de contre-expertises concernant 3 maïs OGM.

Face à la violence de ces attaques venant de Monsanto et d’une partie du monde scientifique, Gilles-Eric Séralini a dû porter plainte pour diffamation.

C’est l'avenir d'une recherche libre et indépendante de tous les lobbyes agro-industriels, la protection des lanceurs d’alerte, le droit à la controverse scientifique et à l’expertise contradictoire, transparente et indépendante qui sont attaqués à travers lui.

Son procès aura lieu demain mardi 23 novembre.

Europe Ecologie – Les Verts  appelle à être nombreux au rassemblement de soutien organisé le même jour à 12h Place du Châtelet et sera représenté par la sénatrice Marie-Christine Blandin et la députée Annie Poursinoff.

jeudi 18 novembre 2010

Gestion calamiteuse de l'épizootie de FCO par le ministre de l'agriculture

Elle fut longue, belle et très argumentée, la plaidoirie de Maître Jean-Eric MALABRE, venu défendre mardi les éleveurs ayant refusé de vacciner leurs bêtes contre la fièvre catarrhale ovine (FCO).
Je vous la fais courte :
du côté des éleveurs poursuivis : une immunisation naturelle, gratuite et définitive, avec une présence mesurée d'anticorps de 20% supérieure à celle des bêtes vaccinées,
du côté des éleveurs ayant suivi les prescriptions gouvernementales : une immunisation chère, avec des effets secondaires, à renouveler tous les 6 mois.
Question : Est-ce l'Etat qui a doit attaquer les éleveurs 'naturels' ou bien sont-ce les éleveurs qui ont fait vacciner leur cheptel selon les directives qui devraient attaquer l'Etat pour gestion calamiteuse de l'épizootie ?
Deuxième question : des doses de vaccin chères que les labos veulent écouler à tout prix, imposées par un ministère, cela ne vous rappelle rien ?

dimanche 7 novembre 2010

Le ministère de l'Ecologie propose, la FNSEA dispose !

Nous saluons, sans pour autant les cautionner intégralement, les propositions du MEEDDM sur la PAC 2013. Ce document propose des orientations concrètes de la PAC pour encourager la conversion de l'agriculture à l'agro-écologie et soutenir une autre agriculture : une agriculture en lien avec son environnement, plus cohérentes avec les politiques publiques de l’eau, de la biodiversité, et de la santé. Ces propositions respectent les vœux des citoyens pour des produits alimentaires de qualité, pour un environnement sain, et surtout pour une relégitimation des aides à l’agriculture payées par les contribuables.
Ces voeux ne conviennent évidemment pas à la FNSEA, qui entend bien garder toute la part des 10 milliards d’euros qui chaque année vont en premier lieu soutenir les plus grosses exploitations, encourageant une concentration des moyens de production et de la pollution.
Le syndicat majoritaire crie à l’ "écart de conduite" en prétendant que le ministère chargé de l’environnement s’exprime sur un domaine qui n'est pas de sa compétence. Il vient de faire retirer le texte, qui ne tiendrait pas compte d'une nécessaire « cohérence interministérielle », sans réaliser que justement ce devrait être le rôle du MEEDDM de coordonner cette cohérence à l'aune du développement durable.

C'est en effet ce qui est pratiqué à leur échelle dans la majorité des régions, notamment en Région Auvergne, avec une commission Développement Durable qui analyse tous les dossiers et les demandes de subventions, agriculture et économie comprises.
Et pour l'instant, les Auvergnats s'en portent plutôt bien !