La crise, ce n’est pas pour tout le monde :
Aux uns paquet fiscal et aides généreuses, aux autres travail le dimanche, casse des 35 heures, privatisation et dégradation des services publics...
La crise n’est pas un accident :
Elle est le symptôme de l’échec d’un système, présenté depuis vingt ans comme la seule politique possible par les libéraux qui prétendent aujourd’hui « refonder le capitalisme ». Depuis vingt ans, la « seule politique possible » a fait reculer les garanties collectives, attaqué la protection sociale et les solidarités, fait exploser les inégalités, superprofits pour quelques-uns et précarité pour le plus grand nombre... Le tout en accélérant toujours plus le gaspillage des ressources naturelles et la destruction des écosystèmes.
Les ajustements au coup par coup sont inadaptés et aggravent les difficultés.
Maintenir sous perfusion des secteurs en difficultés sans organiser les changements nécessaires, c’est se condamner à subir demain les mêmes problèmes.
Une politique durable de sortie de crise doit reposer sur deux piliers : la réponse d’urgence, qui vient en aide aux victimes de la crise, et prioritairement à celles et ceux qui sont les plus touchés (par la précarité, les problèmes de logement, les salaires indécents, etc.) et la réorientation profonde de nos modes de développement destructeurs pour les êtres humains et leur environnement.
Il est temps de réfléchir à ce que nous produisons, et à ce que nous consommons.
Pour les Verts, il est temps de changer radicalement d’objectifs :
• en mettant immédiatement en place un bouclier social renforcé : droits élargis à la formation et la reconversion professionnelle, moratoire sur les expulsions locatives... ;
• en préparant l’avenir par des investissements massifs dans les emplois de demain : rénovation du bâti, énergies renouvelables, transports alternatifs à la voiture individuelle, économie sociale et solidaire... ;
• en renforçant les services publics, réponse aux besoins collectifs de santé, d’éducation et de recherche ;
• en soutenant l’accès de tous au savoir, à la connaissance et à la culture, richesse essentielle dans un monde qui est et sera différent de ce qu’il a été.
RÉPONDRE VRAIMENT À LA CRISE, NE PAS SEULEMENT SUBIR, C’EST SAVOIR EN TIRER PARTIE POUR ENGAGER UNE MUTATION AU SERVICE DE TOUS